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Quand la chimie explore de nouvelles voies


Les chimistes sont appelés à jouer un rôle de premier plan dans des recherches de pointe qui, bien souvent, nécessitent une approche pluridisciplinaire. Ainsi, les progrès en matière de biotechnologies, de gestion de l'énergie ou encore de nanotechnologies dépendront pour beaucoup de leur capacité à apporter des solutions. Et ces innovations conditionneront la capacité de nos sociétés à affronter les grands défis du siècle qui débute en termes, de santé, de protection de l'environnement ou encore de sécurité. De nouvelles perspectives se dessinent.


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Biopuces

Des concentrés de technologies
Depuis le premier dépôt de brevet en 1988, les biopuces sont devenus d'indispensables outils pour la recherche de nouveaux médicaments, pour le diagnostic de maladies infectieuses, génétiques ou tumorales, pour le contrôle-qualité dans l'industrie agro-alimentaire...
En effet, ces composants miniaturisés sont des outils d'analyse très puissants permettant de réaliser en quelques secondes des milliers de tests basés sur des réactions biologiques.

Une biopuce se présente sous la forme d'un support en verre ou un silicium d'un centimètre-carré seulement, sur lequel sont déposées des sondes, c'est-à-dire des molécules de reconnaissance capables de " pêcher " dans un échantillon, des composés précis - généralement, des fragments de gène caractéristiques d'une pathologie, d'un contaminant (dans le domaine agro-alimentaire), etc.

Leur conception fait appel à plusieurs disciplines : biologie, microélectronique, optique...
La chimie intervient dans l'élaboration des supports, qui reçoivent des traitements de surface complexes pour améliorer l'accrochage des sondes et la détection. Les recherches actuelles, qui portent sur la mise au point de nouveaux types de biopuces (puces poreuses, puces polymères...), devraient ouvrir la voie à de nouvelles applications grâce à une détection plus fine et qui s'étend à d'autres composés biologiques, en particulier les protéines.

 

Piles à combustible
Une énergie propre émergente
Inépuisable, d'un haut rendement énergétique et surtout non polluant, l'hydrogène offre une alternative séduisante aux énergies classiques.
Dans cette jeune filière, les piles à combustible (PAC) font figure de fer de lance. Alimentées en hydrogène à un pôle et en oxygène à l'autre pôle, elles génèrent de l'électricité, en courant continu, sur la base d'une réaction chimique non polluante produisant de l'eau comme unique rejet.
Parmi les différents types de pile à l'essai, la pile à membrane échangeuse de protons s'avère la plus prometteuse pour équiper des voitures électriques ou des bus propres et qui plus est silencieux !

Ne rejetant pas de gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique, ces véhicules présentent un autre atout de taille : ils se passent de pétrole, une ressource de plus en plus rare et chère.
Des dizaines de prototypes existent déjà. Soutenus par les pouvoirs publics, la plupart des constructeurs - les Français Renault (projet Fever) et PSA-Peugeot-Citroën (Hydro-Gen), mais aussi General Motors, Daymler-Chrysler, Ford, BMW… - sont dans la course.

Les recherches concernent la production, l'acheminement et le stockage de l'hydrogène, l'optimisation et la miniaturisation des piles, la réduction des coûts...
L'industrie chimique s'investit plus particulièrement dans le développement des composants pour le cœur de la pile : électrodes, catalyseurs chimiques, membranes polymères séparant les électrodes... Elle a donc un rôle clé à jouer.